Entretien individuel

 

  Les entretiens analytiques sont de plusieures sortes et dépendent de vos possibilités. Le mieux pour ce travail est un engagement régulier sur le long terme, avec des séances rapprochées. La raison en est que l'éloignement des séances autorise les défenses et le discours intérieur à se renforcer. Ce n'est pas ce que nous cherchons, car ce discours intérieur très organisé (du genre: " qu'est ce que je vais raconter à mon analyste et comment") empêche le réel de se dévoiler. Plus nous serons spontané, plus le travail qui s'effectue dans la dynamique spontanée de l'échange trouvera l'espace de se faire. Il est néanmoins commun de ressentir des rétiscences à parler, et au début (et les débuts peuvent durer longtemps) d'organiser sa pensée pour tromper son appréhension.

Les entretiens individuels

  •  L'entretien individuel ouvre un espace d'échange, comme je l'ai mentionné, qui tend vers la plus grande spontanéité. Ce n'est pas une conversation ordinaire où l'on parle de tout et de rien comme en société. Il est essentiel d'entendre ce que l'on dit soi-même durant l'échange, de poser une vive attention sur le jeu qui surgit , aussi bien dans cette parole qui se déploie au lieu de l'analyste, mais aussi dans les mouvements intérieurs qui apparaissent en soi-même.

  •   On pourrait faire une analogie avec ce qui se passe sur un tatami dans un art martial. On y vient faire l'expérience directe des forces qui nous animent. Dans cet échange, seule la spontanéité de l'agir est maître. Quoi que l'on ait préparé avant de venir, rien ne se passe comme prévu. Les mots qui s'échappent ne sont pas ceux imaginés. l'analyste est l'autre qui nous ramène à cet autre-corps secret en nous. Expérience sentie de l'ETRE profond, au delà des notions de perte ou de gain, de réussite ou de victoire se révèle dans le creuset de cette continuité régulière basé sur la confiance.

Durée d'une séance: 1h à 1h30 (les entretiens peuvent également se faire par téléphone. Paiement par chèque ou Paypal)

   Je vous recommande d'arriver un peu avant votre séance pour vous préparer en demeurant 5mn silence . Vous observerez à ce moment là tous les fémissements internes et demeurerez à l'écoute de votre ressenti, même si il est douloureux ou anxieux.  De même, après votre séance, restez un peu en silence et accueillez sans juger mal ou bien les émotions et idées qui vous viennent, souvent très chaotiques. C'est le travail à l'oeuvre.

  • Tarif d'une séance ponctuelle :( selon vos possibilités): 30 à 35 euros
  • Tarif d'une séance dans un engagement analytique suivi :( Un rv hebdomadaire) : 25 euros
  • Tarif d'un suivi avec deux séances par semaine:: 40 à 45 euros (les deux séances)  

 

Information complémentaire

  Ce travail d'analyse n'est pas remboursé par la sécurité sociale. Les personnes ayant des troubles psychiques nécessitant un traitement médicamenteux doivent impérativement demander l'avis de leur médecin psychiatre. L'analyse non-duelle ne convient pas à tous (dans le cas de certaines psychoses et schyzofrénies notemment) bien qu'elle soit bénéfique au plus grand nombre. 

 

Qui suis-je?Lnretraite082009 004 2

 Pour être psychanalyste, il faut soi-même impérativement avoir suivi une psychanalyse et étudié les principes de la psychanalyse. C'est évidemment mon cas. Elle fut lacanienne.

J'ai reçu une formation littéraire et artistique. Après un court passage en hypokhâgne lettres classiques et arts plastiques, je travaille en atelier pendant un an et débute l'apprentissage du chant lyrique avant de commencer des études d'arts plastiques à l'université de Bordeaux. C'est le temps de ma première expérience analytique personnelle, associée à la découverte parallèle des cours de "psychanalyse de l'art". Après ma licence, je parts au Japon pendant une année, où je vis un intense retournement de mon être. Je reviens terminer ma maîtrise l'année suivante. Je suis reçue en classe de chant au conservatoire de Bordeaux parallèelement aux coursprivés que je prends depuis des années avec de grands chanteurs internationaux.

Suite à ce séjour au Japon où je donne plusieurs récitals et où j'expose des toiles, je décide de changer ma vie et de me retirer du monde pour réfléchir à moi-même. Au terme d'une année, je parts au Népal où je rencontre le Bouddhisme tibétain. L'année qui suit, je rencontre en Inde, celui qui devient mon Maitre: Bokar Rinpoché.

De retour en France, j'entâme ma "descente dans les profondeurs" en menant une existence solitaire, en marge des circuits habituels, accompagnées par les indications de mon Maitre. L'année suivante, ne me sentant pas bien dans cette solitude où je rencontre mon ombre, je commence une longue psychanalyse avec un membre de la Cause freudienne. Dés lors, psychanalyse et spiritualité seront toujours reliées et associées à la recherche introspective, mettant en moi Orient et Occident en dialogue permanent.

Je sors de ma retraite solitaire et analytique au bout de 3 ans pour travailler comme éducatrice non-diplômée au Pari de l'éducation du quartier St Michel, avec Michelle Elbaz. Je poursuis ma psychanalyse, écris dans la revue CIEN dirigée par Judith Miller.

Deux ans et demi plus tard, je m'engage dans la traditionnelle retraite de trois ans trois mois et trois jour au Centre Dzongtsen Chanteloube sous l'autorité du maitre Tibétain Péma Wangyal rinpoché.

Au bout de cette retraite, je demeure retirée quelques années avant de reprendre  ma psychanalyse avec mon analyste. Je veux combiner la psychanalyse et les techniques d'investigations du bouddhisme pour offrir une méthode thérapeutique valable et novatrice aux occidentaux . Je me suis en effet rendue compte que les traditions spirituelles avaient tendance à reléguer le travail introspectif pour mettre l'accent sur les rituels, et de même, que les psychanalystes se montraient particulièrement rétiscents à tout ce qui touche à l'expérience sacrée. Je suis bien placée pour me rendre compte, de par ma propre expérience méditative et introspective des effets que produisent ces méthodes, séparément et de façon combinée.  

En 2004, Bokar Rinpoché disparait.

En 2006, Je commence à recevoir des personnes souffrantes en tant que psychothérapeute. C'est aussi le moment où j'anime des méditations et ateliers de groupe dans diverses ssociations. Je deviens psychanalyste, mais pas d'une école lacanienne. Je veux demeurer indépendante et créer ma propre école.  La rencontre avec le Maitre Tibétain Anam Thoubten Rinpoché est un nouveau tournant, autant dans ma pratique du Bouddhisme que de ma clinique, qui se précise. Je traduis de temps à autre ses enseignement et guide des groupes régulièrement sous son autorité.

En 2014, Sentiers8cliniques commencent, d'abord comme des temps de partage tout public autour de la psychanalyse. Ces temps se srtucturent et deviennent uune formation à part entière.